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April
17, 2005 marks the 20th anniversary of the entry into force of section
15 of the Le
17 avril 2005 marque le 20e anniversaire de l'entrée en vigueur
de l'article 15 de la Charte |
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OTTAWA April 14, 2005 On the 20th anniversary of section 15 of the Charter, equality rights groups are urging politicians and judges to renew their commitment to achieving equality in Canada. On April 17, 1985, the equality guarantee in Canadas new Charter of Rights and Freedoms came into force. The constitutionalization of this equality guarantee was a huge step for Canada, said Andrée Côté, speaking for the 20th Anniversary Committee, a broad coalition of equality-seeking organizations. Many equality-seeking groups contributed to the wording of this section through parliamentary hearings making it a model worldwide for constitutional equality guarantees. For example, it was one of the first to include a guarantee of equality for persons with disabilities. This is something to be proud of, said Côté at a news conference on Ottawas Parliament Hill today. Canadian constitutional case law is recognized as a model around the world because in the early days our courts established that the purpose of section 15 was not just to deal with any inequalities in laws, but to dismantle old, entrenched patterns of disadvantage, she added. Unfortunately, over the last 20 years the promise of the equality guarantee has not been fulfilled either by governments, for whom it should be a source of primary guidance in their decision-making, or by the courts. On this anniversary, we want to celebrate the equality guarantee itself and highlight the importance of equality as a fundamental value in our society. But we also want to urge governments and courts alike, to renew their commitment to substantive equality, said Côté. We expect the Charters equality clause to deliver real results and to affect the lives of the most disadvantaged Canadians in positive ways. We have been disappointed by governments failure to take its constitutional equality obligations seriously and to design the consistent steps necessary to address systemic inequality over time. While there has been some progress since 1985, basic issues, such as access to transportation for people with disabilities, pay equity for women, appropriate recognition of credentials for internationally trained professionals, and high rates of poverty for Aboriginal people, single mothers, people of colour, and people with disabilities remain outstanding and largely ignored. A simple recent example of government failure to take its equality obligations seriously can be found in Via Rails decision to appeal a ruling by the Canadian Transport Agency, that would require Via to improve train access for persons with disabilities. We also see the governments unwillingness to take responsibility for past discrimination and pay out Canada Pension Plan benefits to surviving same-sex spouses. Moving forward also requires the Supreme Court of Canada to play an active role as a Charter watchdog, and to keep governments on the equality path. She acknowledged that many equality-seekers feel betrayed by rulings of the McLachlin Court which has often opted for narrow interpretations of the equality guarantee. For example, in Louise Gosselin vs AG Québec, the Supreme Court upheld a decision of the Quebec government to reduce the welfare benefits of recipients under the age of 30 to $170 per month. Last December, the Court allowed the Government of Newfoundland and Labrador to discriminate against its female employees by erasing pay equity payments for a three year period on the grounds that it was facing a deficit, in effect agreeing that a government could refuse to treat women equally. We are seeing serious backsliding at the Supreme Court. The Court appears to be reverting to pre-Charter approaches to judicial review, Côté said. We wish to recall Canadian governments and courts to the central commitment to achieving equality. Equality-seeking groups say there are ways that governments could show their commitment to equality, including by, improving human rights protections along the lines recommended by Justice LaForests panel that reported in 2000, ensuring better access to the courts for disadvantaged Canadians through legal aid and other measures, reviewing legislation and policy for effects on racialized groups and protecting human rights in inter-governmental agreements. Another very positive measure would be to extend the Court Challenges Program to cover cases under provincial jurisdiction. The 20th Anniversary Committee is planning a number of events this year to highlight the importance of section 15, in particular a Dialogue with Parliamentarians on Equality in October 2005. Members of the 20th Anniversary Committee are also organizing specific events. The National Association of Women and the Law (NAWL) and West Coast LEAF (Womens Legal Education and Action Fund) will hold a national conference 20 Years (In)Equality- beginning April 28, in Vancouver (www.equalityconference.com). The 20 Years Anniversary Committee includes the following equality-seeking groups: African Canadian
Legal Clinic
OTTAWA Le 14 avril 2005 À loccasion du 20e anniversaire de larticle 15 de la Charte, des groupes qui travaillent en faveur de légalité exhortent les leaders politiques et les juges à réitérer leur engagement en faveur du respect et de la promotion des droits à légalité. Cest le 17 avril 1985, que la clause garantissant légalité de la Charte canadienne des droits et libertés est entrée en vigueur. Lenchâssement de la garantie à légalité a marqué un point tournant pour notre pays », a déclaré Andrée Côté, au nom du Comité du 20e anniversaire, une coalition de groupes travaillant en faveur de légalité. « Plusieurs de nos membres ont contribué à la rédaction de cette clause, grâce à leur participation aux comités parlementaires, et en ont fait un véritable modèle universel pour le droit fondamental à légalité. Par exemple, ce fut lune des premières constitutions à garantir les droits des personnes souffrant déficiences », a dit Madame Côté au cours dun point de presse sur la colline parlementaire dOttawa aujourdhui. La jurisprudence canadienne est reconnue à travers le monde parce que dès son entrée en vigueur, nos tribunaux ont clairement fait savoir que lobjectif de larticle 15 de la Charte nétait pas uniquement de sattaquer à la discrimination formelle, mais aussi de se débarrasser des pratiques qui perpétuent les inégalités de fait. Malheureusement cette vision généreuse na pas été tenue, ni par les tribunaux, ni par les gouvernements qui auraient dû faire de légalité un élément essentiel de leur processus décisionnel. En cet anniversaire, nous voulons souligner limportance de cette garantie constitutionnelle, mais aussi nous voulons exhorter les gouvernements et les tribunaux à réitérer leur engagement en faveur dune réelle égalité », a ajouté Madame Côté. « Nous nous attendions à ce que la garantie de légalité contenue dans la Charte nous apporte de vrais résultats susceptibles daméliorer la vie des personnes les plus démunies. Nous sommes déçus que les gouvernements nont pas pris au sérieux leurs obligations constitutionnelles et nont pas adopté les mesures qui simposant pour sattaquer au problème de la discrimination systémique. « Bien quon ait enregistré certains progrès depuis 1985, on néglige toujours des questions aussi fondamentales que laccès au transport pour les personnes handicapées, léquité salariale, la reconnaissance des compétences des professionnels formés à létranger, le taux élevé de pauvreté chez les peuples autochtones, les femmes monoparentales, les personnes de couleur et les personnes atteintes de déficiences. « Le cas de Via Rail est un exemple où le gouvernement na pas pris ses obligations en faveur de légalité au sérieux, alors que la compagnie est allée de lavant pour contester une décision de lAgence canadienne des transports lobligeant à améliorer ses services destinés aux passagers handicapés. » « La Cour Suprême du Canada doit elle aussi jouer un rôle de premier plan en tant que chien de garde de la Charte, pour sassurer que le gouvernement respecte effectivement ses obligations. » Madame Côté a reconnu que la Cour Suprême présidée par la juge en chef Beverly McLauchlin a trahi bien des attentes, en optant pour une interprétation étroite des dispositions relatives à légalité. Par exemple, dans Louise Gosselin vs PG Québec, la Cour a confirmé une politique du gouvernement du Québec qui réduisait les prestations daide sociale aux personnes ayant moins de 30 ans à 170 $ par mois. En décembre dernier, la Cour a aussi permis au gouvernement de Terre-Neuve et du Labrador discriminer à lendroit de ses employées en annulant les paiements auxquels elles avaient droit en vertu de léquité salariale, sous prétexte que la province faisait face à un déficit. « La Cour Suprême a tendance à adopter une interprétation régressive du droit, telle quelle existait avant ladoption de la Charte. Nous voulons rappeler aux tribunaux et aux gouvernements leur obligation constitutionnelle à respecter légalité », a expliqué Madame Côté. Les représentants des groupes estiment que les gouvernements pourraient démontrer leur engagement en faveur de légalité en améliorant les mesures visent à protéger les droits humains comme la recommandé le rapport LaForest en lan 2000, en assurant un meilleur accès à laide juridique, en révisant les lois et les politiques gouvernementales pour tenir compte de leur impact sur les minorités visibles et en protégeant les droits humains dans le cadre dententes intergouvernementales. De plus, il serait souhaitable délargir le mandat du Programme de contestation judiciaire pour financer des causes-types dans les champs de compétence des provinces. Le Comité du 20e anniversaire compte organiser un certain nombre dévénements cette année pour rappeler limportance de larticle 15, notamment la tenue dune table ronde pour engager le dialogue avec les parlementaires sur la question de légalité qui aura lieu en octobre 2005. Des groupes membres du Comité préparent aussi des projets spécifiques. LAssociation nationale Femmes et Droit et le Fonds daction et déducation juridiques pour les femmes, côte Ouest (FAEJ-CO) organisent une conférence nationale sur les « 20 ans d(in)égalité » à Vancouver à compter du 28 avril (www.equalityconference.com/french/index.shtml). Le Comité
du 20e anniversaire comprend les groupes suivants :
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Page last updated April 14, 2005
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