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Promises to Women
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March 8, 2005 (Ottawa) The Canadian Association of Elizabeth Fry Societies (CAEFS), Native Womens Association of Canada (NWAC), Strength in Sisterhood Society (SIS) and Women 4 Justice (W4J) are alarmed at what they consider to be tacit acceptance by the Canadian Human Rights Commission of the relative inaction of the Correctional Service of Canada. Four years ago today, CAEFS and NWAC, supported by more than 25 other national and international organizations, urged the CHRC to conduct a systemic review and issue a special report regarding the discriminatory treatment of federally sentenced women at the hands of the Canadian government. The complaint was
filed on behalf of all women serving federal terms of imprisonment,
on the grounds that the manner in which the women prisoners are treated
is discriminatory, contravening s. 3(1) of the Canadian Human Rights
Act. On January 28, 2004, when the Canadian Human Rights Commission
(CHRC) released its special report regarding the systemic discrimination
an human rights violations experienced by women prisoners in Canada,
entitled, Protecting Their Rights: A Systemic Review of Human Rights
in Correctional Services for Federally Sentenced Women, we commended
the Commission for its work and welcomed their demand that CSC act immediately
to accommodate women's needs, rather than continuing to treat women
like men based on stereotypes and perceptions,
explained Dr. Ailsa M. Watkinson, President of CAEFS. We cannot imagine on what basis Chief Commissioner Mary Gusella determined that the CSCs Action Plan could actually be interpreted as addressing the human rights violations chronicled in the CHRC report, challenged Gayle Horii of Strength in Sisterhood. This time last year, we were still incredibly optimistic. We believed that the Commission clearly understood the urgency of the need to address the human rights violations experienced by women prisoners. We are now left to wonder whether or not there was any intention by the CHRC to accept the submissions of the hundreds of national and international testimonials that their report had seemed to respond to. We feel betrayed. This is simply not right. This is the year of the 20th Anniversary of the implementation of section 15, we are approaching the 9th anniversary of Madam Justice Arbours scathing indictment of CSCs treatment of women prisoner, and for the umpteenth year, the Correctional Investigator has challenged CSCs assertions. Is the Chief Commissioner reneging upon the Commissions agreement to monitor protections for this minority group of women? Is the CHRC simply a puppet body with no desire to challenge the status quo? They did not even consult with us; it looks like a back room deal to stymie the hard won fight for women prisoners in Canada, declared Ms. Horii. Nobody from
the Commission has visited the womens prisons since they released
their report publicly last January. They have obviously relied on what
the Correctional Service of Canada says they plan to do. Surely there
have been enough reports and enough inaction on the part of Corrections
to date to explain why they are not to be believed
challenged
Ann Hansen of Womyn4Justice and Strength in Sisterhood. We had hoped
that the Canadian Human Rights Commission would demonstrate more commitment
to remedying the discriminatory treatment, human rights, and other legal
and policy violations, as well as the lack of oversight they chronicled
in their report. We were heartened and held out hope last year when
the Commission acknowledged the urgent need for fundamental changes
to the way women prisoners are dealt with, especially Aboriginal women
and women with mental health and /or cognitive disabilities. This year,
continued Kim Pate, they appear to have not only applauded, but
also seem to have adopted CSCs practice of decision-making on
the basis of biased and incomplete information. We call on the Commission
to rethink its February 17, 2005 message and insist on Ministerial action
now! - 30 -
Encore
des promesses
Le 8 mars 2005, Ottawa - LAssociation Canadienne des Sociétés Elizabeth Fry (ACSEF), lAssociation Canadienne des Femmes Autochtones (NWAC) et la Société Strenght in Sisterhood (SIS) sommes alarmées par ce qui nous semble être un endossement du Service Correctionnel du Canada par la Commission Canadienne des Droits de la Personne. Trois ans après que lACSEF, NAWC et 25 autres organisations de femmes aient demandé à la Commission Canadienne des Droits de la Personne dentreprendre une enquête systémique sur la situation des femmes incarcérées au Canada, la Commission a rendu public son rapport intitulé Protecting Their Rights : A Systemic Review of Human Rights in Correctional Services for Federal Sentenced Women.
« Il y a quatre ans aujourdhui, lACSEF et NWAC, appuyées par 25 organisations nationales et internationales, demandaient à la Commission dentreprendre une révision systémique et de produire un rapport au sujet du traitement discriminatoire des femmes sous sentence fédérale par le Gouvernement Canadien. La plainte fut faite au nom de toutes les femmes purgeant des sentences dincarcération au fédéral, sur la base que le traitement des femmes détenues est discriminatoire en vertu de larticle s.31 (1) de la Charte Canadienne des Droits. Le 28 janvier 2004, nous avons félicité la Commission pour son travail et nous avons accueilli avec satisfaction la demande de la Commission pour que le Service Correctionnel du Canada réponde aux besoins des femmes plutôt que de continuer à les traiter comme des hommes en se basant sur des stéréotypes et des perceptions « explique Dr. Aisla M. Watkinson, présidente de lACSEF.
« Nous sommes toutes préoccupées par la discrimination de genre vécue par les femmes incarcérées. De plus, nous sommes préoccupées par la discrimination en fonction de la race telle que vécue particulièrement par les femmes autochtones et les autres femmes racialisées, particulièrement celles qui sont classées et isolées dans les unités de sécurité maximum. » ajoute Beverly Jacobs, présidente de NAWC. « Il semble quà chaque coup nous constatons le gouvernement canadien persiste à prolonger son héritage honteux dignorance et de dévastation envers nos soeurs. Ils nous ignorent quand nos sommes victimisées et ils ignorent celles dentre nous qui sont criminalisées en raison de leur résistance face à cette même autorité qui continue leur victimisation. »
« Nous ne pouvons imaginer en vertu de quoi Mary Gusella a conclu que le plan daction du Service correctionnel pouvait être interprété comme capable répondre aux violations des droits documentées dans le rapport de la Commission », objecte Gayle Horii de Strenght in Sisterhood. « A cette date lan dernier, nous étions encore optimistes. Nous croyions que la Commission avait bien compris lurgence de répondre aux violations des droits vécues par les femmes détenues. Nous sommes maintenant obligées de nous demander sil y avait ou non une intention de la part de la Commission daccueillir les centaines de soumissions et de déclarations nationales et internationales que leur rapport semblait avoir reconnues. »
« Nous nous sentons trahies. Ceci est tout simplement injuste. Cest le 20ieme anniversaire de lentrée en vigueur de larticle 15 et nous approchons du 9ieme anniversaire du rapport très critique de la juge Arbour sur le traitement des femmes incarcérées. Depuis des années, lEnquêteur Correctionnel remet en question les affirmations du Service Correctionnel. Est-ce que la Commissaire en chef recule par rapport à lengagement de la Commission de surveiller la protection des droits de ce groupe minoritaire de femmes? Est-ce que la Commission nest quun organisme fantoche sans volonté de remettre en question le statut quo? Ils ne nous ont même pas consultées; cela ressemble à une entente darrière boutique pour arrêter la longue lutte en faveur des femmes incarcérées au Canada », déclare Gayle Horii.
« Personne de la Commission na visité les prisons des femmes depuis quils ont rendu public leur rapport en janvier. Ils se sont de toute évidence fiés sur ce que le Service correctionnel a dit quil ferait. Il y a sûrement eu suffisamment de rapports et dinaction de la part du Service correctionnel pour comprendre quil ne faut pas se fier à eux... » déclare Ann Hansen de Women 4 Justice et de Strenght in Sisterhood.
« Le rapport de la Commission identifie clairement la discrimination vécue par les femmes incarcérées. Lannée dernière, nous avions accueilli favorablement lopportunité de travailler avec le Service correctionnel et le Ministère de la Sécurité Publique et de la Justice pour mettre en action les recommandations qui sont essentielles à lamélioration de la vie des femmes les plus vulnérables au Canada », ajoute Kim Pate, directrice générale de lACSEF. « Depuis que la juge Arbour, maintenant Haut Commissaire pour les droits humains aux Nations Unies, a rendu public son rapport en 1996, plusieurs femmes aux Canada et au niveau international ont attendu avec anticipation une action ministérielle. »
« Nous avions espéré que la Commission canadienne des Droits de la Personne ferait preuve de plus dengagement pour corriger le traitement discriminatoire ainsi que les violations des droits et de dautres politiques. Ii en va de même pour labsence de surveillance quils avaient décrit dans leur rapport. Nous étions encouragées lannée dernière quand la Commission a reconnu le besoin urgent de faire des changements fondamentaux dans la manière de traiter les femmes incarcérées, particulièrement les femmes autochtones et les femmes avec des problèmes cognitifs et de santé mentale. Cette année, poursuit Kim Pate, ils semblent avoir non seulement applaudi mais adopté la pratique du Service Correctionnel de prendre des décisions sur la base dinformations biaisées et incomplètes. Nous demandons à la Commission de revoir son message du 17 février 2005 et dinsister pour avoir une action ministérielle maintenant! »
-30-
Pour nous rejoindre :
LAssociation
Canadienne des Sociétés Elizabeth Fry
LAssociation
Canadienne des Femmes Autochtones
Women
4 Justice
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Page last updated March 8, 2005 |