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Lignes
directrices pour bâtir des sites Web accessibles
Par Barbara Anello
Cadres :
Les cadres HTML qui sont utilisés pour subdiviser un écran
de navigateur en sous-éléments plus petits et distincts
peuvent être inaccessibles aux femmes qui utilisent des lecteurs
sonores d'écrans et aux utilisatrices ayant des navigateurs
qui ne font pas appel à des cadres.
Formulaires
- Fenêtres de saisie :
Il est impossible pour certains navigateurs d'accéder aux balises
(tag) de formulaire sur des pages Web si l'on n'utilise pas une souris.
Les femmes aveugles pourraient ne pas avoir accès aux balises
pour l'introduction de données dans des formulaires. En plus,
les personnes à mobilité réduite pourraient trouver
difficile d'accéder aux petits boutons d'option et cases à
cocher dans les balises HTML de formulaire.
Tableaux et
graphiques :
L'information présentée sous forme graphique seulement,
p. ex., les diagrammes à secteurs ou le texte à l'intérieur
d'une image en mode point, n'est pas accessible.
Liens graphiques
concrets :
Certaines femmes ayant des déficiences cognitives, des difficultés
d'apprentissage ou des déficiences développementales
peuvent avoir de la difficulté à interpréter
des pages ne contenant que du texte. Les images graphiques ou les
images cliquables utilisées comme liens peuvent être
très utiles. Les images mobiles peuvent être une source
de distraction pour les personnes ayant un trouble déficitaire
de l'attention.
Texte dans
les graphiques :
Les lecteurs sonores d'écran ont de la difficulté à
interpréter les tableaux dont certaines données doivent
se lire horizontalement et d'autres, verticalement.
Colonnes de
texte :
Les lecteurs sonores d'écran ont beaucoup de difficulté
à interpréter le texte présenté en plusieurs
colonnes sur la largeur de l'écran.
Éviter
les balises HTML propres à des navigateurs particuliers :
Certains navigateurs ont leurs propres balises (tag) HTML particulières
que d'autres navigateurs ne peuvent pas interpréter.
Médias
substituts pour les documents téléchargeables :
Il arrive que des sites ayant des documents téléchargeables
ne les offrent que dans des médias qui sont inaccessibles pour
de nombreuses personnes ayant des déficiences visuelles (p.
ex., les fichiers PDF, qui exigent Acrobat Reader).
Listes et balises
de listes :
Certaines balises (tag) HTML ne montrent pas les numéros précédents
sur leurs listes lorsqu'on les lit avec des lecteurs sonores d'écran.
Photographies
:
Les femmes ayant des déficiences visuelles ne peuvent pas accéder
aux photographies sur les pages Web. Envisagez d'utiliser aussi du
texte pour décrire le mieux possible ce que l'on voit sur la
photo.
Boutons de
navigation :
Certains sites Web ont recours aux boutons graphiques pour la navigation.
Les femmes ayant des déficiences cognitives, des difficultés
d'apprentissage ou des déficiences développementales
ont moins de difficulté à utiliser des boutons graphiques
pour naviguer. Veuillez envisager d'utiliser un texte optionnel pour
marquer ces boutons afin qu'ils soient accessibles aux femmes ayant
des déficiences visuelles qui utilisent des lecteurs sonores
d'écran. Il est utile d'utiliser des liens de navigation textuels.
Liens graphiques
:
Certains navigateurs ne peuvent pas utiliser les images comme liens,
ni lire le texte optionnel dans la balise (tag) d'image. C'est vrai
aussi pour les personnes atteintes de dysgraphie ou d'autres formes
de dysphasie (elles sont incapables de décoder les illustrations
et les images parce qu'elles inversent l'avant-plan et l'arrière-plan).
Lorsqu'une personne ayant ce trouble regarde le symbole de Batman,
par exemple, elle voit des crocs jaunes et non pas une chauve-souris
noire.
Fonds :
La plupart des navigateurs ne peuvent pas lire les images de fonds
de pages Web, aussi appelés wallpaper, et ces fonds d'écran
rendent souvent la lecture du texte difficile en raison du manque
de contraste entre les deux.
Liens graphiques
plus gros :
Les personnes à mobilité réduite peuvent avoir
de la difficulté à déplacer la souris avec beaucoup
de précision. Des liens graphiques un peu plus gros, p. ex.
d'un minimum de 0,5 po par 0,5 po, rendront la navigation beaucoup
plus facile.
Listes de liens
textuels :
Sur certains sites, on trouve de longues listes le liens textuels
placés près les uns des autres en rangées ou
en colonnes. Cela augmente la probabilité que les personnes
à mobilité réduite cliquent par erreur sur le
mauvais lien.
Prévoir
la possibilité de changer la grosseur des caractères
:
Certains utilisateurs ont une vision partielle et pourraient avoir
besoin de changer la police de caractères implicite à
une taille plus grande.
Utilisation
de puces :
Beaucoup de lecteurs sonores d'écran sont incapables de déceler
les puces utilisées comme graphiques sans balise de texte (texte
optionnel - tag ALT).
Documents faciles
à télécharger :
Certains fichiers ou programmes que l'on peut télécharger
arrivent sous des formes condensés plus difficiles à
utiliser, comme les fichiers compressés (zipped files). Dans
certains cas, l'utilisateur doit lire des fichiers de mise à
jour complexes pour utiliser le programme. Tout le monde apprécie
qu'un document soit facile à télécharger.
Vidéoclips
et audio sur demande (Real-Time Audio Sound Stream):
Certains sites offrent des vidéoclips dans divers formats.
Leur nombre est très limité à l'heure actuelle,
mais il augmentera probablement pendant les prochaines années.
Sans enrichissements, la partie vidéo est inaccessible aux
femmes ayant des déficiences visuelles et la partie audio est
inaccessible aux personnes sourdes ou malentendantes.
Description
textuelle pour les clips sonores :
Certains sites rehaussent leurs pages au moyen de clips sonores, mais
négligent d'offrir des versions textuelles pour les personnes
sourdes ou malentendantes. L'information contenue dans le clip sonore
est alors inaccessible.
Ponctuation
:
La ponctuation aide à structurer les documents pour les lecteurs
sonores d'écran.
Texte clignotant
:
Certains lecteurs sonores d'écran ne saisissent pas toujours
le texte clignotant.
Fichiers PDF
:
Les fichiers PDF sont généralement lisibles, s'ils ont
été créés à l'origine à
partir de fichiers de programmes de traitement de texte et à
condition que le créateur ne leur ait pas affecté un
niveau de sécurité élevé. La fonction
de sécurité Adobe Write, dont le but est d'éviter
que quiconque altère des documents, est la prérogative
de l'auteur, et s'il choisit le niveau de sécurité élevé,
le fichier ne peut pas être ouvert au moyen de la version accessible
de Adobe Reader 5.1, utilisée de concert avec des versions
récentes de JAWS et WindowEyes. Si l'on utilise un scanneur,
le texte qu'on obtient est une image du texte et n'est pas en caractères
réels, de sorte qu'il ne peut pas être lu par des lecteurs
sonores d'écran. Dans ce cas, il faut sauvegarder le fichier
et utiliser ce qu'on appelle une imprimante virtuelle qui crée
un fichier texte que l'on peut soumettre à la reconnaissance
optique des caractères (ROC). Les versions récentes
de Open Book, Kerzweil 1,000 et OmniPage offrent cette fonction. Les
résultats, comme dans toute situation où l'on a recours
à la ROC, peuvent varier entre très bons et inutilisables.
Dans bien des cas, les documents à colonnes ou comportant des
diagrammes sont tellement mal restructurés qu'ils sont inintelligibles.
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