DAWN Ontario: DisAbled Women's Network Ontario

 

Notes from Pay Equity Press Conference,
Ottawa, Sept. 21, 2006

Andrée Côté
National Association of Women and the Law (NAWL)
Association nationale Femmes et droit (ANFD)
www.nawl.ca | www.anfd.ca

September 22, 2006

English
en français

 


Press Conference
Ottawa, September 21 2006


Bonjour, my name is Andrée Côté, and until a few weeks ago I was Director of Law Reform at the National Association of Women and the Law. NAWL has been forced to lay off it's staff in the last few weeks and is waiting for the renewal of our funding application from Status of Women Canada.

The Harper government response on pay equity this week demonstrates why it is so important that women's groups receive adequate and stable funding: we need to have the capacity to defend women's rights, and to respond to retrograde and ineffective policies that bring us back 20 years.

Since the World March of Women 2000, the adoption of a stand-alone federal pay equity act has been a priority for the women's movement in Québec and in the rest of Canada. We were not the only ones saying that the current pay equity regime provided by section 11 of the Canadian Human Rights Act is a dismal failure: the Canadian Human Rights Commission agreed, as did the Pay Equity Task Force. After three years of research, consultation, public hearings and an impressive symposium, this task Force recommended the adoption of a pro-active pay equity act. The ineffectiveness of the current system was even recognized by the United Nations, and in January 2003 the CEDAW Committee recommended that Canada redouble its efforts to achieve pay equity for women.

NAWL, the Pay Equity Network and hundreds of women's groups, trade unions and community organizations accross Québec and Canada have repeatedly asked the federal government to implement the Task Force recommendations. Last Spring, the Standing Committee on the Status of Women requested that the government respond to the task force report, and table a pay equity bill, to remedy the ongoing pay discrimination against women.

Last Monday, the ministers of Labour and Justice tabled the government response the Standing Committee's request: they have announced that they will not adopt stand alone pay equity legislation, and will work within the current legislative framework. The "new government's" approach will focus a three-pronged approach: education, mediation and the use of Labour department inspectors to monitor employer pay practices. This is exactly what was done in the late 1970's and 1980s, and it never worked.

Women deserve more than old tired policies that have proved their incapacity to eliminate wage discrimination for women. This approach is not in keeping with the constitutional equality rights promises of the Charter, nor with the human rights commitments that Canada has undertaken with CEDAW.

The Harper government response on pay equity is not a sign that it intends to respect and promote women's human rights, on the contrary!

It is a clear illustration of why it is so important to ensure the ongoing federal funding for advocacy groups that defend women's rights.

Thank you



 

Conférence de presse
Ottawa, le 21 septembre 2006

Bonjour, je m'appelle Andrée Côté, et j'étais jusqu'à il y a quelques semaines directrice des affaires juridiques de l'Association nationale Femmes et droit. L'ANFD a dû fermer ses portes il y a quelques semaines à cause de retard dans le renouvellement de notre demande de subvention auprès de Condition féminine Canada.

La politique annoncée cette semaine en catimini par le gouvernement Harper sur la question de l'équité salariale illustre de façon non équivoque l'importance d'accorder un soutien financier stable et suffisant aux groupes de femmes . Il est très important que nous puissions continuer à intervenir pour dénoncer des politiques rétrogrades qui, comme celle-ci, nous ramènent plus de vingt ans en arrière, et qui seront d'aucune utilité dans la lutte contre la discrimination sexuelle au travail.

Depuis la Marche mondiale des femmes de l'an 2000, l'adoption d'une loi fédérale sur l'équité salariale est une des revendications prioritaires du mouvement des femmes au Québec et dans le reste du Canada. Nous n'étions pas seules à militer pour un changement profond dans notre système actuel : la Commission canadienne des droits de la personne a reconnu que les dispositions actuelles de la LCDP sont inefficaces et qu'une nouvelle approche s'imposait. Le Groupe de travail sur l'équité salariale, après trois années de recherches, de consultation, des tables-rondes et un imposant symposium sur la question a conclu que le système de plaintes individuelles ne fonctionne pas. Il a recommandé l'adoption de mesures pro-actives pour redresser la discrimination salariale dont les femmes font l'objet, notamment l'adoption d'une loi fédérale sur l'équité salariale. L'inefficacité de notre système actuel a même retenu l'attention de l'ONU, puisqu'en 2003 le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes a recommandé que le gouvernement redouble d'efforts pour assurer l'équité salariale pour les femmes.

L'ANFD, le Réseau de l'équité salariale, et des centaines de groupes de femmes, de syndicats et de groupes communautaires à travers le Québec et le Canada ont revendiqué la mise en œuvre des recommandations du Groupe de travail. Au printemps dernier, le Comité permanent de la Condition féminine a demandé au gouvernement actuel de répondre aux recommandations du Groupe de travail et de déposer un projet de loi sur l'équité salariale.

Lundi le 18 septembre, le gouvernement communiquait sa réponse au Comité permanente : il n'introduira pas une loi fédérale sur l'équité salariale, il maintiendra le statut quo législatif, à savoir les dispositions actuelles de la LCDP. Sa " nouvelle " politique se résume en trois points : de l'éducation pour les employeurs, des services de médiations spécialisés et le recours à des inspecteurs du ministère du travail, pour examiner es pratiques salariales des employeurs. Or, il s'agit ici des mêmes mesures qui avaient été mis en place à la fin des années 1970 et qui, au cours des années 1980.

Les femmes méritent mieux que des vieilles recettes réchauffées, des politiques qui ont déjà fait la démonstration de leur échec et qui ne sont pas susceptibles d'éliminer la discrimination salariale. Les mesures annoncées cette semaine seront incapables de promouvoir les droits à l'égalité des femmes énoncés dans la Charte des droits et dans la CEDEF.

La réponse du gouvernement Harper sur l'équité salariale est un signe qu'il ne donnera pas beaucoup d'importance au respect et à la promotion des droits humains des femmes.

Et elle est une illustration claire de l'importance d'assurer un financement adéquat et stable aux groupes de femmes qui défendent les droits des femmes.

Merci


 


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